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CGT CHSCT....16/12 /2011........Le Travail est Malade,Il faut le soigner...

Publié le par chsct cgt inergy

 

Le travail est malade, il faut le soigner !

 

 

 

 

 

 

 

Dans nos sociétés c’est le plus souvent l’absence de travail qui est source de souffrance et non le travail, puisque c’est bien le travail qui permet à l’individu de s’accomplir et d’entrer en contact avec les autres. Des actions concrètes doivent néanmoins être mises en place puisque de nombreuses personnes ressentent de la souffrance liée à leur travail.

 

Etat des lieux

Souffrance, harcèlement, suicide

Les suicides récents dans les grandes entreprises ont amené la fin d’un tabou : le travail lui même est malade.

·         Travail et suicide

·         Harcèlement moral, souffrance au travail

·         Urgence pour la prévention du stress au travail

Les cas de souffrance liés en tout ou partie au travail sont réels, alors que les conditions de travail se sont améliorées, le temps passé au travail a diminué et pourtant les indicateurs de santé au travail en France sont préoccupants.

Des indicateurs de santé au travail sont disponibles

 

 

Quelques chiffres

·         53 % des salariés éprouvent du stress au travail,

·         Un quart des hommes et un tiers des femmes souffrent de troubles psychologiques liés à leur travail,

·         700 000 accidents du travail par an donnent lieu à un arrêt de travail.

·         Les TMS, troubles musculo-squelettiques ont représenté 7,4 millions de journées de travail perdues et augmentent chaque année de 18%.

·         80% de maladies professionnelles ne seraient pas reconnues comme telles.

Le terme de souffrance au travail recoupe des maux physiques ( troubles musculo-squelettiques, accidents du travail) mais également psychologiques ( stress, mal-être, dépression, etc).

La souffrance au travail n’est pas une spécificité française.
Stress au travail en Europe

Causes de la souffrance au travail

Les nouvelles organisations du travail abolissent les repères existants

·         Individualisation du travail :

o        de nouvelles formes de management et d’organisation voient le jour. Les hiérarchies d’autrefois sont remises en cause. Une place plus importante est accordée à l’autonomie et à l’implication personnelle du salarié.

·         Perte des repères traditionnels :

o        augmentation du chômage, forte concurrence, mondialisation,, tertiarisation. Le salarié doit faire face au « client roi », etc

o        Tous ces changements organisationnels modifient profondément le métier et le savoir-faire du salarié.

·         Intensification du travail :

o        la production doit être réajustée en permanence, l’entrerprise doit évoluer en permanence dans ce monde très concurrentiel. Le temps est compressé, les salariés peuvent se sentir dépassés par les autres, par la situation, etc

o        Le salarié n’a pas le temps de s’évaluer et d’apprécier son travail, de profiter du plaisir de l’oeuvre accomplie.

Les 35 heures ont conduit à une intensification et à une densification du travail, à une disparition des pauses et des temps collectifs qui permettait au salarié de récupérer et de renforcer le tissu social.

Les nouvelles technologies bouleversent les conditions de travail

En 30 ans sont apparus le micro-ordinateur, les logiciels, internet, le courrier électronique, les réseaux et plateformes d’échanges.

Ces TIC, technologies de l’information et de la communication, sont suceptibles de modifier le contenu du travail, les modes opératoires, les relations et interactions au travail. Elles permettent une information de tous en « temps réel » et peuvent ainsi également générer du stress.

Ces nouvelles technologies renforcent la culture de l’urgence, favorisent un entrecroisement de la vie professionnelle et personnelle.

C’est l’organisation du travail qui est associée à l’usage de ces outils qui génère de la souffrance, de même que le manque de maîtrise de la technologie. Les salariés ont peu recours aux formations en matière de TIC.

Le management apparaît à la fois inadapté et démuni

·         Intensification du travail :

o        elle conduit à une mobilisation intégrale de la personne, avec une recherche de la « surperformance », l’individu doit être en permanence motivé, donner de lui même dans son travail.

o        Les organisations développent des outils de plus en plus centrés sur la performance individuelle, souvent au détriment de la prise en compte de la dynamique collective.

·         Absence de marges de manoeuvre du management de proximité :

o        la multiplication des changements permanents impose une rapidité et une réaction toujours plus importante. Le manager est démuni, y compris pour accompagner les mutations qu’on lui demande de faire passer auprès de ses collaborateurs.

o        L‘individualisation à l’extrême du travail, de la performance et de l’évaluation deshumanise le monde du travail, signe la fin du collectif.

·         Peur du déclassement :

o        le salarié place beaucoup d’attente dans son travail, l’entreprise est devenue un lieu essentiel de la reconnaissance sociale.

o        réussite professionnelle est souvent un critère de réussite dans la vie tout court mais l’entreprise ne peut pas garantir actuellement une carrière complète et un poste pour chacun. Le contexte professionnel devient anxiogène, la peur du déclassement apparaît.

Le système de santé est partiellement inadapté à ces nouveaux défis

La médecine du travail instaurée en 1946 est restée quasi inchangée depuis cette date alors que dans le même temps l’organisation du travail a été profondément bouleversée.

Les missions du médecin du travail sont peu connues des salariés et des employeurs.

4 axes d’action ont été proposés par la commission

Rétablir le dialogue dans le monde du travail
Réhumaniser le monde du travail, faire confiance à la personne, améliorer la circulation de l’information au sein de l’entreprise, valoriser le collectif, réhabiliter la notion d’équipes dans les grandes organisations, donner au CHSCT un rôle stratégique.

Former
Tous les acteurs doivent être formés, tout au long de la vie. Une partie du DIF devrait être consacrée à la formation aux TIC.
Les enseignements de management doivent aborder la question de la souffrance au travail.

Promouvoir au quotidien les bonnes pratiques et les comportements vertueux
Il faut changer le quotidien au travail, valoriser les bonnes pratiques.

Assurer une meilleure organisation des services de santé au travail
La commission propose de s’appuyer sur la pluridisciplinarité, mutualiser les ressources, assurer un meilleur suivi de la personne.

   

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