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CGT Inergy (Groupe Plastic Omnium)CHSCT..12/Octobre 2012..Vous pourriez Baisser le Son..

Publié le par chsct cgt inergy

  

 

Vous pourriez baisser le son ?!!!

 

Impossible d'avoir une conversation au restaurant ou au café sans être pollué par une bouillie de décibels sortie d'une sono trop forte. Au téléphone, dans l'ascenseur, dans le centre commercial..., la musique, le son ont envahi l'espace. Sans pour autant adoucir les moeurs ! Car, paradoxalement, le bruit pointe en tête des nuisances qui dérangent le plus les Français. Un peu de silence, s'il vous plaît !

 

 

C'est une situation tristement banale : vous avez rendez-vous pour déjeuner avec un ami ou un collègue dans un restaurant tranquille. Sauf qu'un téléviseur, au-dessus du comptoir, diffuse de bruyants programmes entrecoupés de flashes publicitaires.

 

Contraint de hausser la voix, vous entendez à peine votre interlocuteur. Pendant tout le repas, votre esprit est distrait par ce flot sonore. Le dimanche suivant, vous emmenez votre moitié dans un bistrot de campagne, qui serait vraiment charmant... si la sono ne diffusait pas une compilation «spéciale années 80» censée vous faire partager la bonne humeur de Boney M.

 

 Et, lorsque vous rentrez chez vous, épuisé, la radio du taxi vous impose encore, pendant tout le trajet, les débordements emphatiques d'un débat sur le football. Vous demanderiez bien au chauffeur de baisser, mais vous osez à peine, tant vous sentez que vous allez passer pour un emmerdeur. Le silence est suspect. Alors même que deux Français sur trois disent souffrir du bruit, une activité inlassable semble destinée à en propager partout - dans les magasins, chez le coiffeur, au club de sport...

Reconnu comme agressif et pathogène, l'environnement sonore n'est que très faiblement réglementé. Comment le serait-il, d'ailleurs, lorsqu'il s'agit de ces petites nuisances répétées qui semblent indissociables de la vie moderne ?

 

 Comment partir en guerre contre ceux qui veulent seulement «faire la fête» - au point que le voisin râleur passe pour un demi-fou, tout juste bon à alimenter la chronique des faits divers, quand il sort son fusil et tire sur le parking ?

Pour compliquer un peu le débat, chacun entend surtout le bruit des autres comme une agression insupportable. Nous percevons moins bien celui que nous produisons nous-mêmes, avec notre voiture, notre sono, la tondeuse à gazon, l'aspirateur sur le parquet ou notre valise à roulettes ;

 

 si bien qu'il est difficile de se faire une idée objective de cette «pollution», où certains ne veulent voir qu'un accès de sensibilité de l'homme moderne stressé, tandis que d'autres dénoncent le brouhaha qui ne cesserait de s'accroître.

Est-ce bien vrai, d'ailleurs ? Jules César avait déjà interdit, la nuit, le passage des chars qui troublaient le repos des Romains. Boileau, dans les Embarras de Paris, déplore à longueur d'alexandrins l'omniprésence du bruit dans cette cité où «tout conspire à la fois à troubler [s]on repos».

 

Les villes du XIXe siècle étaient fort bruyantes quand les sabots des chevaux résonnaient sur les pavés ; et, plus encore, sans doute, quand les grands travaux d'Haussmann puis la construction du métro allaient plusieurs fois éventrer la capitale française.

Une comparaison entre les époques paraît toutefois difficile, car les mesures sont récentes et la nature du bruit a changé, avec la généralisation de l'amplification et la multiplication des moteurs.

 

 Mais c'est aussi probablement notre sensibilité qui a évolué, si l'on en croit Julie Nouvion, élue régionale et présidente de Bruitparif, l'Observatoire du bruit en Ile-de-France : «Pendant longtemps, le bruit n'a pas été considéré comme une pollution. La gêne existait, mais personne ne s'y intéressait sérieusement.

 

 Même chez Les Verts, nous sommes peu nombreux à trouver la question importante. Pourtant, les enquêtes montrent que le bruit est la deuxième préoccupation des habitants de la région (après la sécurité), et que les bruits les plus mal ressentis sont souvent de simples bruits de voisinage : musique trop forte, talons sur le parquet, bruits de restaurants...».

La négligence des constructeurs est responsable, pour une part, de ces parasites qui brisent le sommeil et peuvent même nourrir la dépression.

 

 Car un bruit n'a pas besoin de dépasser les seuils autorisés pour devenir insupportable : il suffit qu'il se répète, de façon insinuante, dans un processus d'intrusion qui, selon la psychothérapeute Nicole Prieur, «brouille les frontières psychiques, comme si notre voisin entrait dans notre chambre». A la longue, cela ressemble au supplice du robinet qui goutte.

 

Il existe certes depuis 1969 des normes d'insonorisation, mais elles ne s'appliquent pas aux logements anciens et sont inégalement respectées. L'acquéreur d'un appartement n'a d'ailleurs guère le temps de se faire une idée précise en le visitant.

 

 Dans nombre de lieux publics, c'est également la règle du n'importe quoi ; les restaurateurs s'y connaissent dans l'ouverture de salles trop sonores où il est impossible de s'entendre.

 

 

 

Et pour les Salariés d'Inergy Laval,la pollution constante de la Direction "Tous à Compiègne"devient intolérable!!!et contraint leur syndicat CGT à hausser la voix...

 

 

 

 

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